Le Prodige de L'Europe ... pour Saint Germain et Giovanni Alberto Orlando Print
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Saturday, 29 July 2017 09:54

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Allors, Nous allons parler en anglais ... n'est pas ? ...Merci.

Salutations au jour de Marie et de Saint Germain ...

Greetings in the day of Mother Mary and Saint Germain (Joseph) ... the same Isis and Osiris in Egypt ... they always was King Solomon and Queen Sheba ...

     And my words ... now in English ... then in French are dedicated to Europe ... not the Jupiter Satellite ... but the Continent that remain a ... "not developed" environment.

      I, Giovanni ... Jean ... got the luck ... first to see Saint Germain ... like a short appearance in Caracas, and then in Rome as well in my places, Office and Home and not only me ... and not only Germain ... but also Master Jesus. 

      Now ... I have no problems to confess what Saint Germain told me ... "... when I want to talk with him ... "Thanks my Envoyé". This means that from some perspective I AM still a Knight ... templar if you prefer to complete a mission of Love and training to let people awake to the New Time. Remember ... I want to go to the Beach ... Mon Dieu ... Cool.

     And there are another Europe ... Modern Teenagers never saw ... The Europe of the Kings, of the Queens ... of the Castles ... of the Waltz or the Dances ... of the Royalty.

     Saint Germain belong to High Royalty and he ... never die ... and he can ... visit you ... or me ... and return to Heaven.

     He is ... after Sanat Kumara, under the orders of Archangel Michael ... the most impressive Helper to the cause of Freedom ... from Millenniums ... In fact, he ascend to Heaven ... Sirius Star ... but he got a call from Atleantean People ... in suffer and despair. Thus, he return ... and help Atlanteans move to Egypt. (El Cairo, means Terra Ferma). He arrive like Thoth with the help of Elohim Mer, then he was Hermes in Egypt ... he found Alexandria Library ... he become Plato and he across centuries and Millenniums ... help and build ... civilizations. He was Merlin, He was Francis Bacon, the Author of Shakespearean Plays ... He was Colombo, the Italian Sailor ... He was ... He is ... and He will be.

     He is calm ... and sharp. He teach Master Jesus to realize the miracles ... when he was Joseph, his mentor, not his father.

     Allor? ... Let us talk ... about ... "Le Prodige de L'Europe".

Merci,

Giovanni A. Orlando.

PS. All the Great 'Savoir-Faire' of Napoleon Bonaparte ... Mais une bonne partie ... Excusez-moi ... was because Saint Germain. Was Saint Germain behind Napoleon ... to create the "United States of Europe" ... Today, the "United States of Euro Bankers" ... Excusez-moi encore une fois. Au revoir, mes amis.

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Le Prodige de l'Europe

 

« Auriez-vous l'obligeance de me dire si votre père était à Venise aux alentours de l'an­née 1710 ? » demanda la comtesse von Georgy.

« Non, madame, répliqua le comte par­faitement impassible, j'ai perdu mon père il y a fort longtemps ; mais je vivais moi-même à Venise à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci ; j'eus alors l'honneur de vous faire la cour [...] »

« Pardonnez-moi, mais c'est impossible ; le comte de Saint-Germain que je connaissais alors avait au moins quarante-cinq ans, et vous semblez avoir à peu près cet âge à présent. »

« Madame, répliqua le comte en souriant, je suis très âgé. »

« Mais alors, vous devez avoir près de cent ans. »

« Ce n'est pas impossible », répondit Saint-Germain.

Il était bien le Prodige de l'Europe - cela, nous le savons. Mais était-il le troisième fils dis­paru du prince Ferenc Rakoczi II, le souverain hongrois déposé ? Ou peut-être, lorsqu'il devint le maître ascensionné Saint-Germain, maté-rialisa-t-il un corps qui faisait croire qu'il descendait de la maison royale de Hongrie ? Sa naissance, sa mort et son identité véritable sont enveloppées de mystère.

Mais une chose est certaine : il était bien visible dans les cours royales - et invisible ! On le voyait « disparaître » quand il quittait les appartements particuliers du roi et de la reine à Versailles. Sans aucun doute, les exploits du comte de Saint-Germain se lisent comme des points d'exclamation dans les journaux intimes des grands du dix-huitième siècle.

Dans les mémoires de la cour de Madame de Pompadour, du prince Karl de Hesse et de Madame d'Adhémar, il est mentionné comme l'homme extraordinaire. Décrit comme un homme mince mais bien proportionné, de taille moyenne et à la physionomie agréable, il avait des yeux fascinants qui captivaient l'observateur qui tentait de les étudier. Il portait des diamants à chaque doigt [...] et sur les boucles de ses chaussures. Même après sa singulière conversation avec la comtesse de Georgy en 1767, il ne vieillit pas.

Madame d'Adhémar le rencontra en 1789. « C'était bien lui [...] Oui ! Avec le même visage qu'en 1760, alors que le mien était couvert de rides et portait les marques du vieillissement. »

Sans âge, un homme mystérieux. Il n'était rien qu'il ne pût faire, semble-t-il. Il était admiré comme un grand philosophe, diplo­mate, savant, guérisseur, artiste et musicien. Il connaissait si bien l'histoire qu'il semblait avoir réellement vécu les événements qu'il relatait. Madame de Pompadour se rappelle que « parfois, il racontait des anecdotes de la cour des Valois (la maison royale de France de 1328 à 1589) ou de princes encore plus lointains en donnant maints détails d'une si parfaite exactitude qu'il donnait presque l'impression d'avoir été le témoin oculaire de ce qu'il relatait ».

Ses connaissances ne s'étendaient pas seulement à des temps reculés mais aussi à l'ensemble du globe. « Il avait parcouru le monde entier », écrivit Madame de Pompa­dour, « et le roi prêtait une oreille attentive aux récits de ses voyages en Asie et en Afrique, et à ses histoires concernant les cours de Russie, de Turquie et d'Autriche. »

Il parlait au moins douze langues si couramment que partout où il allait, il passait pour un homme du pays. Parmi celles-ci, citons le français, l'allemand, l'anglais, l'italien, l'espagnol, le portugais, le russe et plusieurs langues orientales. « Les érudits et les savants orientaux ont reconnu les connaissances du comte de Saint-Germain », écrivit une comtesse de la cour du roi Louis XV. « Les premiers l'ont trouvé plus versé dans les langues d'Homère et de Virgile qu'ils ne l'étaient eux-mêmes ; avec les seconds, il a parlé sanskrit, chinois, arabe, leur démontrant ainsi qu'il avait fait un long séjour en Asie. » Il était aux côtés du général Clive en Inde en 1755 ; il disait qu'il y avait appris à fondre des bijoux. A la cour du Shah de Perse entre 1737 et 1742, Monsieur de Saint-Germain démontra son aptitude à précipiter et à parfaire des pierres précieuses, en particulier des diamants.

Il alla aussi au Japon, comme il le dit à Madame d'Adhémar. On ne peut savoir où il alla encore, car il apparaissait et reparaissait de façon imprévisible dans toute l'Europe. Cepen­dant, il y avait une finalité derrière tout ce que faisait le Prodige, et ses prodiges allaient bien au-delà du simple génie.

Il était habile à guérir et connaissait bien les herbes médicinales. Certains ont avancé que l'usage des plantes joint à la simplicité de son régime alimentaires étaient responsables de sa longévité. Le prince Karl de Hesse écrivit : « Il connaissait à fond les herbes et les plantes, et il avait inventé les remèdes qu'il utilisait constamment, et qui prolongeaient sa vie et sa santé. »

Il donna à Madame von Georgy un élixir qui lui fit conserver l'apparence de ses vingt-cinq ans pendant vingt-cinq années, selon des récits contemporains. Elle vécut si longtemps qu'on en vint à l'appeler la vieille comtesse éternelle. Saint-Germain prescrivit aussi une infusion d'herbes pour la santé de l'armée russe et il proposa de guérir Jacques de Casanova d'une maladie aiguë en trois jours. Mais le coquin refusa les remèdes, ne se fiant à personne, pas même à l'alchimiste le plus digne de foi, car il avait lui-même escroqué bien des gens.

Le comte était un virtuose du piano et du violon, de même que peintre, poète et artisan accompli. Partout où il voyageait, il était bien reçu en sa qualité d'érudit, d'homme d'état et de conteur. Il forma des sociétés secrètes, fut un personnage important parmi les rosicruciens, francs-maçons et Templiers de l'époque, et il rédigea le classique occulte La très sainte Trinosophie, employant un mélange de langues modernes et de hiéroglyphes anciens.

Monsieur de Saint-Germain ne confirmait ni ne démentait jamais rien de ce qu'on disait de lui. Il répondait plutôt par un sourire ou d'une façon volontairement évasive. Ses talents d'alchimiste lui valurent les louanges du roi Louis XV, qui lui fournit un laboratoire et une résidence au château royal de Chambord. Ses démonstrations alchimiques étaient tout à fait miraculeuses, selon ses chroniqueurs.

Madame du Hausset, qui était femme de chambre auprès de Madame de Pompadour, décrit assez longuement les prodiges de Saint-Germain.

Ses mémoires nous disent qu'en 1757 « le roi ordonna qu'on lui apportât un diamant de taille moyenne qui avait un défaut. Après l'avoir fait peser, Sa Majesté dit au comte : « La valeur de ce diamant, avec le défaut qu'il renferme, est de six mille livres ; sans le défaut, il en vaudrait au moins dix mille. Voulez-vous vous charger de me faire gagner quatre mille livres ? » Saint-Germain examina très attentive­ment le diamant et dit : « C'est là chose possible. Je vous le rapporterai dans un mois. »

« Au moment convenu, le comte de Saint-Germain rapporta le diamant sans une tache, et le donna au roi. La pierre était enveloppée dans une toile d'amiante, que le comte enleva. Le roi la fit peser immédiatement et vit que son poids n'avait guère diminué. Sa Majesté l'en­voya alors à son joaillier [...] sans rien dire à celui-ci de ce qui s'était passé. Le bijoutier lui en donna neuf mille six cents livres. Le roi, cependant, envoya chercher de nouveau le diamant, et dit qu'il le garderait à titre de curiosité. »

Dans une cour européenne, ce Merlin du XVIIIe siècle demanda qu'on lui apportât des os d'un daim et des branches d'arbre. Quand on lui donna ces « ingrédients », il se glissa dans une grande salle à manger du palais. Quelques instants plus tard, il reparut et il pria les invités de le suivre. Quand les portes s'ouvrirent, tous furent stupéfaits : la pièce ressemblait à une forêt où paissait un daim autour d'une table abondamment garnie de mets de haute cuisine.

Avec la même aisance, Saint-Germain réalisa le rêve de tout alchimiste : la transmu­tation de métaux vils en or. En 1763, le comte Karl Cobenzl relata dans sa correspondance que Saint-Germain avait accompli « sous mes [sic] propres yeux [...] la transmutation du fer en un métal aussi beau que l'or, et au moins aussi propre à toute orfèvrerie. » Le marquis de Valbelle raconta qu'il avait vu Saint-Germain changer en or une pièce d'argent de six francs.

Casanova rapporta dans ses écrits une expérience analogue au cours de laquelle Saint-Germain avait transformé une pièce de douze sols en une pièce d'or. Cependant, il pensa que c'était un truc et il insinua à Saint-Germain qu'il avait substitué l'une à l'autre. Saint-Germain le réprimanda : « Ceux qui sont capables de douter de mon travail ne sont pas dignes de me parler » et, le saluant, il fit immédiatement sortir l'incrédule de son laboratoire, pour toujours.

Le comte n'était pas seulement un alchimiste mais aussi un initié oriental ; il se comportait comme un yogi, méditait dans la position du lotus et calmait les animaux par son esprit ardent.

Un admirateur hollandais, J. van Sypesteyn, écrivit : « Parfois il tombait en transe, et quand il revenait à lui, il disait avoir séjourné dans de lointains pays, pendant qu'il gisait inconscient ; parfois il disparaissait pendant longtemps, puis reparaissait soudain et faisait entendre qu'il avait été dans un autre monde en commu­nication avec les morts. De plus, il se targuait d'être capable d'apprivoiser les abeilles et de faire écouter de la musique à des serpents. »

Un Maître des maîtres - et ce n'était pas un charlatan. Ce n'était pas non plus un produit de l'imagination. Il est cité dans les lettres de Frédéric le Grand, de Voltaire, d'Horace Walpole, de Casanova, et il apparaît même dans les journaux de l'époque - The London Chronicle (La Chronique de Londres) de juin 1760, dans un journal florentin, Le Notizie del Mondo (Les Nouvelles du monde), en juillet 1770, et aussi dans la Gazette ofthe Netherlands (Gazette des Pays-Bas).

Les secrets d'État de plusieurs nations lui étaient confiés, ce qui indique qu'il avait acquis de longue date la confiance de ceux auxquels il avait affaire à la cour. Il fut envoyé en mission comme négociateur par le roi Louis XV, l'un des premiers à pratiquer la diplomatie secrète. Les archives de la France contiennent la preuve que des hommes d'État anglais, hollandais et prussiens de son époque considéraient le comte comme un expert dans bien des domaines.

« Il semblait avoir une connaissance plus approfondie des secrets de chaque cour que le chargé d'affaires du roi », écrivit Madame de Pompadour. Et Voltaire fit remarquer que Saint-Germain était au courant des secrets des premiers ministres d'Angleterre, de France et d'Autriche.

Bien que beaucoup l'aient soupçonné d'être un coquin et un escroc, il est clair que l'argent n'était pas son objectif. Il avait toujours ample­ment de quoi vivre, et Madame de Pompadour écrit que le comte donnait au roi des tableaux magnifiques et distribuait « des diamants et des joyaux avec une libéralité étonnante ». De toute évidence, il n'affichait pas le com­portement d'un chercheur de trésor.

De fait, c'était un philanthrope. Le prince Karl de Hesse le décrivit comme « l'ami de l'humanité, ne voulant d'argent que pour le donner aux pauvres ; ami des animaux, son cœur ne se souciait que du bonheur des autres ».

« Partout où il se faisait connaître, il laissait une impression favorable derrière lui, et le souvenir d'un grand nombre de bonnes actions et parfois d'actions nobles. Beaucoup de pères de famille pauvres, beaucoup d'institutions charitables reçurent son aide en secret », écrivit van Sypesteyn. Dans les Études d'Alchimie, Saint-Germain explique qu'il a effec­tivement précipité* des biens pour les donner aux pauvres. « Quand j'ai servi en Europe pour dissiper un peu de la pauvreté et de la confusion qui y régnaient, écrit-il, j'ai en effet utilisé l'alchimie universelle pour produire la substance qui, bien que temporaire par nature, a répondu à bien des besoins humains. »

Mais pourquoi toutes ces extravagances à la cour ? Qu'essayait-il de prouver ? Il essayait, précisément - avec esprit et humour et par sa présence magistrale et prophétique - de galvaniser une époque face à l'inévitable disparition de l'ancien régime. Son plan d'action était de créer des États-Unis d'Europe - avant que ne se déclenchât la sanglante Révolution française qui ne laissa rien, de bon ou de mauvais, des maisons royales d'Europe.

* PRÉCIPITATION : Précipiter : effectuer la séparation d'une solution ou d'une suspension ; causer la condensation et le dépôt de la vapeur. Matérialiser : donner une forme distincte et substantielle ; donner une forme matérielle et observable ; augmenter la densité. Processus alchimique par lequel la lumière et la substance cosmique sont tirées de l'universel et s'organisent en une forme physique (une matrice physique prédéterminée) par la science du Verbe. Études d'Alchimie, édition française publiée en 1988 aux Édi­tions de Mortagne.


Saint-Germain avait aussi pour but d'accélérer les progrès de la science et de la technologie pour donner à l'homme une plus grande conscience spirituelle. Il joua parfois le rôle de saint patron de la révolution industrielle.

Le comte Karl Cobenzl assista au dévelop­pement de techniques de production en série par Saint-Germain. Parmi celles-ci figuraient le blanchiment du lin pour qu'il ressemblât à la soie italienne, la teinture et la préparation des peaux « qui surpassaient tous les maroquins du monde, et le tannage le plus parfait ; la teinture des soies, poussée jusqu'à une perfection in­connue jusque-là ; une teinture semblable pour les lainages ; la teinture du bois dans les couleurs les plus brillantes pénétrant de part en part [...] avec les ingrédients les plus courants, et par conséquent à un prix très modéré ».

Et, croyez-le ou non, Saint-Germain alla même jusqu'à monter une fabrique de chapeaux pour le comte Cobenzl ! Il commença aussi à produire en série ses diverses inventions per­sonnelles tout en patronnant d'autres progrès technologiques. « On a grand besoin de moi à Constantinople ; puis en Angleterre, dit-il à un mémorialiste, pour y préparer deux découvertes que vous ferez au siècle prochain - les trains et les bateaux à vapeur. »

Son objectif semblait être de favoriser l'essor d'une classe moyenne tout en persua­dant la monarchie d'opérer une transition en douceur vers les temps modernes. Il atteint son premier but mais pas le second, en raison de l'apathie des classes dirigeantes et des intrigues de conseillers corrompus.

Les monarques admiraient ses exploits miraculeux et les qualifiaient d'« intéressants », ils étaient toujours prêts à se divertir avec lui, mais il n'était pas facile de les pousser à l'action. Et quand il s'agissait de suivre ses conseils, ils l'ignoraient poliment ; quant à leurs ministres, profondément jaloux, ils le méprisaient.

Un cas typique en est la mission secrète avortée du roi Louis XV. Celui-ci envoya Saint-Germain comme émissaire à Amsterdam pour négocier un traité de paix mettant fin à la guerre entre l'alliance franco-autrichienne et les Anglais et les Prussiens.

Avec le temps, l'ambassadeur de France à Amsterdam eut vent de la chose, s'offensa de ce que le roi fit appel à un « obscur étranger » au lieu d'avoir recours à lui, et s'en plaignit au ministre des Affaires étrangères, le duc de Choiseul, qui donna immédiatement l'ordre d'arrêter Saint-Germain. Le duc ne voulait pas la paix, du moins pas à ce moment-là, et surtout pas une paix dont il ne pût pas s'attribuer le .mérite.

Le lendemain, devant le roi et son conseil, Choiseul dévoila la mission et déclara : « Je suis convaincu que personne ici n'aurait l'audace de vouloir négocier un traité de paix sans que le ministre des Affaires étrangères de Sa Majesté en eût connaissance !» Le roi, comme à l'accoutumée, choisit la facilité. Il ne contesta pas l'intervention de son ministre et ne prit pas la défense de Saint-Germain ; il passa sous silence son propre rôle dans l'affaire. Quant au comte, il s'en sortit avec le discrédit et l'échec de sa mission de paix, mais il parvint à éviter l'arrestation - peut-être grâce à l'avertissement du roi ou, plus probablement, grâce à sa propre préscience.

Le même scénario se produisit sous Louis XVI, mais, cette fois, Saint-Germain était prêt. En premier lieu, il demanda audience à la reine. Madame d'Adhémar était présente et rapporta la scène. Le comte exposa à Marie-Antoinette les détails précis de la terreur à venir et la supplia d'avertir le roi Louis XVI.

Il lui dit : « Quelques années s'écouleront encore dans un calme trompeur ; puis, de tous les coins du royaume surgiront des hommes avides de vengeance, de pouvoir et d'argent ; ils détruiront tout sur leur passage[...] La guerre civile éclatera avec toutes ses horreurs ; elle amènera à sa suite le meurtre, le pillage, l'exil. On regrettera alors de ne pas m'avoir écouté. »

Il précisa à la reine qu'il voulait voir le roi à l'insu de Monsieur de Maurepas, disant du conseiller principal du roi : « Il est mon ennemi ; en outre, je le range parmi ceux qui causeront la perte du royaume, non par malice mais par incompétence. » Affirmant qu'il se tenait « aux ordres de leurs Majestés », Monsieur de Saint-Germain prit congé de la reine.

Il partit pour Paris, s'apprêtant à sortir du pays, ayant dit à Madame d'Adhémar qu'il savait que le roi parlerait à Maurepas et qu'il n'avait aucun désir d'être jeté à la Bastille et d'avoir à recourir à un miracle pour en sortir. Madame d'Adhémar objecta que le roi n'agi­rait peut-être pas ainsi. En ce cas, répliqua Saint-Germain, il serait de retour à temps.

Marie-Antoinette alla aussitôt voir le roi, qui questionna alors Madame d'Adhémar au sujet du comte, disant que celui-ci avait « sérieusement alarmé la reine ». Bien sûr, Louis XVI demanda l'avis de Maurepas, qui lui affirma que Saint-Germain était un coquin, sur quoi ce conseiller, servant ses propres intérêts, se rendit immédiatement au domicile de Madame d'Adhémar pour arrêter le Prodige. Mais il ne trouva Saint-Germain nulle part. À peine eût-il déclaré son intention d'enfermer Saint-Germain à la Bastille que la porte de la chambre de Madame d'Adhémar s'ouvrit pour laisser passer le thaumaturge, qui s'adressa ainsi à Maurepas :

« Monsieur le comte de Maurepas, le roi a fait appel à vous pour que vous lui donniez de bons conseils, et vous ne pensez qu'à préserver votre propre autorité. En vous opposant à ce que je voie le monarque, vous causez la perte de la monarchie, car je n'ai qu'un temps limité à donner à la France et, une fois ce temps écoulé, on ne me reverra pas ici avant que trois générations consécutives n'aient été enterrées. J'ai dit à la reine tout ce qu'il m'était permis de lui dire ; mes révélations au roi auraient été plus complètes ; il est regrettable que vous vous soyez interposé entre Sa Majesté et moi. Je n'aurai rien à me reprocher quand une horrible anarchie dévastera la France entière. Quant à ces calamités, vous ne les verrez pas, mais le fait que vous les ayez préparées laissera de vous un souvenir suffisant [...] N'attendez aucun hommage de la postérité, ministre frivole et incapable ! Vous serez rangé parmi ceux qui causent la ruine des empires.*

« Monsieur de Saint-Germain, après avoir ainsi parlé sans reprendre haleine, se dirigea de nouveau vers la porte, qu'il ferma, et dis­parut », écrit Madame d'Adhémar. « Il fut im­possible de trouver le comte ! »

L'enseignement est reçu avec sagesse et douleur : un grand alchimiste, l'initié par excellence de tous les siècles, avec les meilleures intentions du monde et possédant la solution aux problèmes du globe ainsi qu'à la grandeur et décadence des nations, doit s'incliner devant le libre arbitre des mortels. Il peut donner des conseils, non des ordres ; et si on l'ignore, il est obligé de se retirer.

'Monsieur de Maurepas mourut en 1781, sept ans et demi avant la prise de la Bastille, symbole de la fin de l'ancien régime. L'histoire se le rappelle comme celui qui a dissuadé Louis XVI de procéder à des réformes qui auraient pu prévenir la Révolution et permettre à la France d'éviter le règne de la Terreur, en passant doucement de la monarchie à la république.

 

 Monsieur de Saint-Germain continua d'écri­re des lettres à la reine, l'avertissant du désas­tre imminent, mais, une fois que la crise eût atteint un certain degré, il ne put plus rien faire pour enrayer la révolution qui couvait depuis la mort de l'homme d'État magistral que fut Louis XIV.

Quelques années plus tard, juste avant que l'orage n'éclatât, Saint-Germain rencontra de nouveau Madame d'Adhémar un matin de bonne heure dans la chapelle des Récollets à Paris. Il y prédit la mort du roi et de la reine et dit qu'il était trop tard pour les sauver. Ce qui suit est la transcription de cette conversation par Madame d'Adhémar :

« Que vous avais-je dit, ainsi qu'à la reine ? Que Monsieur de Maurepas causerait la perte du royaume, parce qu'il a tout compromis. J'étais Cassandre, ou un prophète de malheur, et maintenant, où en êtes-vous ? »

« Ah ! Comte, votre sagesse sera inutile. »

« Madame, qui sème le vent récolte la tempête. Jésus a dit cela dans l'Évangile, peut-être pas avant moi, mais au moins ses mots demeurent écrits, et les gens n'auraient pu que bénéficier des miens. »

« Encore ! » dis-je, essayant de sourire, mais, sans répondre à mon exclamation, il continua :

« Je vous l'ai écrit, je ne peux rien faire, j'ai les mains liées par quelqu'un de plus fort que moi. Il est des temps où il est impossible de se retirer, d'autres où II s'est prononcé et le décret sera exécuté. Nous y arrivons. »

« Allez-vous voir la reine ? »

« Non, elle est condamnée. »

« Condamnée ! Mais à quoi ? »

« À mort ! »

Oh, cette fois je ne pus retenir un cri, je me dressai sur mon siège, mes mains repoussèrent le comte, et d'une voix tremblante, je dis :

« Et vous aussi ! vous ! quoi, vous aussi ! »

« Oui, moi - moi, comme Cazotte. »

« Vous savez... »

« Ce que vous ne soupçonnez même pas. Retournez au palais, allez dire à la Reine qu'elle prenne soin d'elle, car ce jour lui sera fatal ; il y a un complot, on prémédite un meurtre. »

« Vous me remplissez d'horreur, mais le comte d'Estaing a promis. »

« Il prendra peur et se cachera. »

« Mais Monsieur de Lafayette... »

« Un ballon gonflé de vent. Déjà, ils sont en train de convenir de ce qu'ils feront de lui, s'il sera un instrument ou une victime ; avant midi, tout sera décidé. »

« Monsieur, dis-je, vous pourriez rendre de grands services à nos souverains si vous le vouliez. »

« Et si je ne le pouvais pas ? »

« Comment ? »

« Oui, et si je ne lepouvais pas ? J'ai pensé qu'on ne devrait pas m'écouter. L'heure de la tranquillité est passée, et les décrets de la Provi­dence doivent s'accomplir. »

« En termes clairs, qu'est-ce qu'ils veulent ? »

« La ruine complète des Bourbons ; ils les chasseront de tous les trônes qu'ils occupent, et en moins d'un siècle les diverses branches retourneront au rang de simples particuliers. »

« Et la France ? »

« Royaume, république, empire, gouverne­ments mixtes, tourmentée, agitée, déchirée ; elle passera de tyrans habiles à d'autres qui ont de l'ambition sans mérite. Elle sera divisée, morcelée, démembrée ; et ce ne sont pas des pléonasmes que j'emploie, les temps futurs amèneront la chute de l'Empire ; l'orgueil sus­pendra ou abolira les distinctions, non pas au nom de la vertu mais par vanité, et c'est par vanité qu'on reviendra à elles. Les Français, comme des enfants jouant avec des menottes et des frondes, joueront avec les titres, les honneurs, les rubans ; tout sera un jouet pour eux, même la bandoulière de la garde natio­nale ; des êtres cupides dévoreront les finances. Cinquante millions constituent maintenant un déficit, au nom duquel on fait la révolution. Eh bien, sous la dictature des philanthropes, des rhétoriciens, des beaux parleurs, la dette de l'État dépassera plusieurs milliards ! »

Il prit congé de Madame d'Adhémar sur ces mots : « Je vais reprendre mon rôle et vous laisser. Il faut que j'aille en Suède ; un grand crime se prépare là-bas, je vais essayer de le prévenir. Sa Majesté Gustave III m'intéresse, il vaut mieux que sa réputation. »*

Quittant la petite chapelle, le Prodige dis­parut ! La servante de confiance de Madame d'Adhémar, qui était postée à la porte de l'église, ne vit passer personne.

Madame d'Adhémar elle-même, accablée par les propos de Saint-Germain, resta dans la chapelle et décida de ne pas prévenir la reine ce jour-là, mais d'attendre jusqu'à la fin de la semaine. Ce fut alors trop tard.

*Gustave III de Suède, monarque dont le règne était connu comme celui des Lumières en Suède, introduisit des réformes telles que le libre-échange et la liberté de presse tout en renforçant la monarchie. Dans l'atmosphère créée par une conspiration aristocratique contre lui, il fut mortellement blessé d'un coup de feu en mars 1792.


La prophétie de Saint-Germain se réalisa avec une précision étonnante. Madame d'Adhé­mar ne le revit que sur la Place de la Révolu­tion, le 16 octobre 1793, lors de la décapitation de Marie-Antoinette. Le Maître était auprès d'elle à la fin comme il l'avait été dès le début, veillant sur elle depuis le moment où elle était arrivée d'Autriche en France pour devenir l'infortunée reine de France.*

Ensuite, Saint-Germain soutint Napoléon en un ultime effort pour instaurer les États-Unis d'Europe ; le Petit Caporal accepta le pouvoir de Saint-Germain -mais non ses conseils, et il tenta de l'utiliser en allant au-delà des instructions reçues - sur quoi Saint-Germain se retira comme il avait l'habitude de le faire, laissant l'ambitieux et téméraire Napoléon à son Waterloo.

Pour Saint-Germain, c'était le coup de grâce. L'opportunité qu'il avait eue d'écarter le châti­ment depuis longtemps mérité était passée. Le « messager mystique » quitta donc l'Europe. Désormais, jusqu'à son retour en 1981, la seule voix du destin que le continent entendrait ou écouterait serait celle du karma.

*Seizième et dernier enfant de l'empereur du Saint-Empire romain François 1er et de Marie-Thérèse, Marie-Antoinette fut unie à Louis XVI en un mariage de convenance entre les Habsbourg et les Bourbon en 1770.

Quand Napoléon était encore enfant, Franz Gràffer se rappelle avoir entendu le comte dire :«[...] Il faut avoir fait des études dans les Pyramides comme je l'ai fait. Vers la fin de ce siècle, je disparaîtrai d'Europe et me retirerai dans la région de l'Himalaya. Je me reposerai ; il faut que je me repose. Dans quatre-vingt-cinq ans exactement, on me reverra. Adieu, je vous aime. »*

Le fait que les têtes couronnées d'Europe ont rejeté Saint-Germain l'a amené à quitter le monde visible. Les lamentations de Jésus auraient bien pu être les siennes : « Ô Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui sont envoyés vers toi, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu ! »

Comme il l'a dit lui-même : « C'est ce qui nous arrive toujours, à nous qui disons la vé­rité ; ceux qui induisent autrui en erreur sont bien accueillis, mais quiconque dit ce qui va se passer est dédaigné ! »

'Voir I. Cooper Oakley, Le Comte de Saint-Germain : Le Se­cret des Rois (La Maison d'Édition Théosophique S.L., 1912)

Dans sa dévotion à la cause de la liberté mondiale, Saint-Germain a œuvré avec diligence sur de nombreux fronts. « N'étant pas parvenu à retenir l'attention de la cour de France et d'autres têtes couronnées d'Europe », a-t-il dit par l'intermédiaire de son Messager du vingtième siècle, Mark L. Prophet, « je me suis tourné vers le perfectionnement de l'humanité entière et j'ai reconnu que nombreux étaient ceux qui, ayant faim et soif de justice, seraient assurément comblés par le concept d'une union parfaite qui les inciterait à prendre le pouvoir dans le Nouveau Monde et à créer une Union des états souverains. Ainsi sont nés les États-Unis, enfant de mon cœur, et la Révolu­tion américaine a permis à la liberté de se manifester dans toute sa gloire d'Est en Ouest.

Même avant la débâcle en France, Saint-Germain travaillait à l'unification des treize colonies. On raconte que le 4 juillet 1776, il inspira un discours passioné à l'un des signa­taires de la Déclaration d'indépendance, qui, galvanisant les patriotes, les exhorta à « Signez (sic) ce document ! »

Puis, lors d'une réunion à Cambridge, Massachusetts, lui, « le vieux professeur mys­térieux », inspira le dessin du drapeau. Pendant toute la Révolution, il protégea le général George Washington et, le moment venu, il sacra le Maître Maçon premier président des États-Unis d'Amérique.

Fidèle à sa parole, Saint-Germain reparut à la fin du XIXe siècle pour aider les Maîtres M. (El Morya), K.H. (Koot Hoomi) et Serapis Bey à fonder la Société théosophique. Dans les années 1930, Saint-Germain entra en contact avec Guy et Edna Ballard et leur donna les initiations et les révélations qu'ils ont rap­portées dans leurs livres Unveiled Mysteries (Mystères dévoilés), The Magic Présence (La Présence magique) et les / AM Discourses (Dis­cours JE SUIS, non traduit en français).

En 1958, le Maître Ascensionné El Morya, au nom de Saint-Germain, a fondé le Summit Lighthouse (le Phare du Sommet) à Washing­ton, par l'intermédiaire de Mark L. Prophet pour continuer la publication des enseignements des maîtres ascensionnés et pour maintenir un contact hebdomadaire avec leurs disciples du monde entier grâce aux lettres appelées Pearls ofWisdom (Perles de Sagesse).

Sous l'égide du Summit Lighthouse, Saint-Germain a patronné la Fraternité des gardiens de la flamme, chargée de donner des leçons graduées concernant la loi cosmique à ceux qui voudraient se joindre à lui pour garder la flamme de la Vie pour l'humanité. Il a dicté Studies in Alchemy (Étude de l'alchimie) en 1962, puis Intermediate studies in Alchemy (Étude intermédiaire de l'alchimie) en 1970 et A Tri-logy on the Threefold Flame ofLife (Trilogie sur la triple flamme de la Vie) qui est une transition entre les deux. The Alchemy ofthe Word (L'alchi­mie du Verbe) représente l'enseignement qu'il a donné à nos âmes sous forme de révélations et d'explications transmises au cours des vingt-cinq dernières années de service à nos côtés.

Saint-Germain, de son propre aveu, n'a jamais cessé d'œuvrer dans les coulisses pour contacter les âmes de lumière non seulement en Europe et en Amérique mais dans le monde entier. Il a fait des efforts incessants pour éviter la Troisième Guerre mondiale, un holocauste nucléaire, l'accomplissement des terribles prédictions de Nostradamus et de la prophétie de Fatima et une multitude de maux qui menacent les nations, dont les grondements rappellent la vision qu'eut Jésus de la fin des temps et que rapportent les Évangiles et l'Apocalypse.

Les chefs et les rois, les puissants et les faibles ont ignoré ce porte-parole mondial de la liberté - cet alchimiste du feu sacré par excellence - mais pas les gardiens de la flamme de la liberté dans chaque nation.

A un moment de sa carrière, où il avait perdu confiance dans les classes dirigeantes et dans leur aptitude à changer le cours de l'histoire, on aurait entendu Saint-Germain s'exclamer : « Oh ! donnez-moi dix mille femmes de ménage qui se consacreront fidèlement à la cause ! Avec elles, je vous montrerai comment changer le monde par la vérité divine. »

Et c'est ce qui s'est passé [...] Grâce aux gens du peuple, que le Seigneur et Abraham Lincoln aimaient aussi, la mission de Saint-Germain, qui est d'apporter la liberté indi­viduelle, la paix et l'illumination à la terre, se poursuit sans encombre et sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Il transmet un mes­sage et suscite un mouvement qui émane de la base et qui s'étend à l'échelle mondiale. Saint-Germain l'appelle sa révolution à venir vers une conscience supérieure !

Tout amant de la liberté sur terre, tout esprit animé par la flamme de la liberté mérite de connaître son nom, d'entrer en contact avec son cœur, d'étudier ses écrits et de soutenir sa cause, qui est la cause de tous les habitants de la planète Terre.

C'est à cette fin que L'alchimie selon Saint-Germain est offert au monde avec beaucoup de joie en ce jour de l'Action de grâce 1985.

Louez Dieu qui a envoyé le bien-aimé Saint-Germain pour libérer nos cœurs captifs au nom de Jésus !

     

28 Nov 1985.

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=> The Wonderman of Europe ... in Anglais.

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Last Updated on Saturday, 29 July 2017 17:26